fbpx

Blow Out Session #7: Jeux D’influence

De Pattaya en Thaïlande à Londres en passant – évidemment – par Bruxelles, cette nouvelle Blow Out décrypte les jeux d’influences qui nous entourent. Lui est un fervent masochiste, elle gagne 20 000 euros par mois, elles et eux tous ont, à un moment, pris le pouvoir, l’ont perdu, ou cherchent à le (re)conquérir. À travers des récits de vie et des discussions, vous en apprendrez plus sur le harcèlement, les désirs qu’on appelle parfois “déviants” et le féminisme notamment. Blow Out explosive et puissante !

Une sélection concoctée par Camille Loiseau, Morgan Liesenhoff, François Custers et Elisabeth Debourse diffusée à l’Atelier 210 le 3 décembre 2019.

Réécoutez les épisodes diffusées:

Ils ont trouvé l’amour auprès de jeunes femmes. Pierre (78 ans), Philippe, (69) et Maurice (64) coulent des jours heureux à Pattaya, en Thaïlande. Située à une centaine de kilomètres de Bangkok, cette ville balnéaire a d’abord été choisie par les militaires américains pour venir s’y délasser en pleine guerre du Vietnam. Elle accueille aujourd’hui un nombre croissant d’expatriés français, majoritairement des hommes de plus de 60 ans. Béatrice, la soixantaine, s’y est quant à elle installée avec son mari français depuis une dizaine d’années. Elle voit se multiplier autour d’elle les histoires amoureuses unissant de jeunes femmes thaïlandaises à des retraités français, à l’instar de Pierre, Philippe et Maurice. Histoires d’un soir, concubinages, mariages ou déconvenues, ils racontent sans tabou le quotidien de ces relations qui dessinent des rapports de force inattendus. Comme dit l’un des intervenants, c’est “Plateforme” de Michel Houellebecq, mais en vrai.

Une histoire racontée en thread sur Twitter par @Alex_Mbz le 9 janvier 2018, réalisée par Juliette Livartowski.

“Don’t feed the troll” : n’alimentez pas ces lutins des réseaux qui vous titillent, vous énervent. Sauf que les trolls peuvent parfois devenir, à coups d’insultes, des haters. Ceux qui harcèlent, humilient et profitent de leur anonymat pour déverser leur violence et leur colère. Mais ne sommes-nous pas tous le hater d’un autre ? Quand je m’indigne des propos homophobes d’une députée en l’insultant, j’ai l’impression d’être dans mon droit. Mais elle, en face, n’a-t-elle pas l’impression que je ne suis que violence ? Parfois, il suffit juste d’un « like » ou d’un « retweet » pour faire partie du tribunal d’Internet, celui qui met à mort aussi rapidement qu’il vénère. Dans cet épisode, des internautes nous racontent leurs visions de la meute, qu’ils y aient participé ou qu’ils en aient fait les frais. Une question demeure alors, pourquoi sommes-nous si attirés par l’ombre, par les masques, par la double identité ?

A 39 ans, Michael, infirme moteur cérébral, attend toujours que la vie passe. C’est alors qu’il rencontre Madame et son martinet préféré. Grâce à cette relation singulière, il entreprend une cure sévère de remise en forme physique et psychique, intègre un réseau social et réalise quelques pas — pour la première fois de sa vie — sans aide et sans béquilles. «Merci Madame», première création radiophonique de Marie Lisel, nous invite à partager ce processus étonnant de naissance à soi.

Issue d’une grande famille d’industriels flamands, Katy passe son temps entre la Suisse, la Belgique et la France. A 60 ans, elle vient de prendre sa retraite et consacre son temps à la gestion de son patrimoine, objet de toutes les convoitises.

Une histoire racontée en thread sur Twitter par @KoliaDelesalle le 11 octobre 2016, réalisée par Juliette Livartowski.

Les doutes assaillent Nathalie. Sous ses airs de musulmane désormais “rangée”, Emma est peut-être devenue une pro de la dissimulation. Et si elle avait le même projet de vie que la jeune Charlotte, qui vit recluse à Londres avec un mari polygame ?

Maëlle a 30 ans quand elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein métastatique, réputé incurable. En traitement continu depuis 3 ans, elle fait petit à petit l’expérience inattendue des injonctions à la féminité comme principale urgence face à cette maladie qui tue 12 000 femmes par an en France.
En partant de son expérience, et en allant à la rencontre d’autres patient.e.s, d’oncologues, de chirurgiens, de psychologues mais aussi d’associations, de travailleur.se.s socia.le.ux, d’entrepreneur.e.s, de laboratoires pharmaceutiques et de personnalités politiques, cette sé- rie questionne la narration stéréotypée des cancers du sein, interroge les attentes de genre des patientes posées sur elles par la société, et invite tou.te.s les citoyen.ne.s à sortir de l’apathie pour lutter ensemble contre l’épidémie du siècle.

Comment articuler féminisme et écologie ? Quel rapport entre la destruction de la planète et les violences faites aux femmes ? Entre l’énergie nucléaire et le féminisme ? Entre les grands chantiers extractivistes en Amérique latine et les corps des femmes ? Entre les semences et le genre? Entre le retour à la terre et le patriarcat ? Entre le véganisme et les droits des femmes ? Et pourquoi tout cela nous amène à parler de maternité, de spiritualité, de rapport au travail, de sorcières, de décolonisation et d’anticapitalisme…