fbpx

Françoiz Breut

Portes : 15:30 et 19:00
Début : 16:00 et 19:30

14 € - COMPLETTickets

Ce concert s’inscrit dans le cadre de l’action Still Standing For Culture qui se déroule du 30 avril au 8 mai.

😷 Les conditions strictes du protocole établi par les autorités publiques en automne 2020 seront d’application. À savoir; 🧴désinfection des mains dès votre entrée dans le bâtiment, 📏 le respect des distances entre chaque bulle sociale et le port du masque obligatoire dans tout le lieu.

🥳 Malgré ces contraintes, nous ferons en sorte de rendre votre passage le plus agréable possible (on est prêt à faire une Ola à chacun.e d’entre vous pour vous donner le smile). Notre ADN n’a pas changé, sourires, musique et good vibes au menu de l’Atelier 210. 🤸🏽

🚪  15h30 et 19h00 🚀 16h00 et 19h30

Françoiz Breut

Les sacrilèges de Françoiz s’accumulent tout au long d’un septième (comme les péchés capitaux) album vertigineusement ardent, parcouru par des éclats de rire, de vie et de vit. Au feu : les réacteurs sont en fusion ! Les membres s’embrasent sous le soleil, exactement. Les langues brûlent à force de se nouer et se délier. En une atmosphère caniculaire, les corps s’entremêlent tandis que l’horloge tourne, ralentie par une chaleur anormale. Esprit freudien mal placé ? Nous avons lu Comme des Lapins au lieu de Comme des Lapons (premier titre de l’album) et percevons la luxure dans chaque beat et palpitation de veine rythmant ces dix morceaux vibrrrants, épidermiques, qui se dégustent à l’horizontale, absolument. Après avoir traversé le Zoo que la chanteuse conviait à visiter en 2016, l’auditeur se promène dans la jungle urbaine, parmi coléoptères voletant et autres inquiétants insectes kafkaïens, invité à lâcher prise dans « un brasier immense », « un tourbillon d’éclairs magnétiques », en l’état extatique d’une Sainte Thérèse d’Avila, prise de convulsions, saisie par Le Bernin.

 Ce nouveau chapitre de sa déjà riche carrière est né du désir d’épancher sa soif d’expériences musicales inédites. La fructueuse collaboration Neneh Cherry / Four Tet dans la ligne de mire, Françoiz fait confiance à ses fidèles collaborateurs et électroniciens Roméo Poirier et Marc Melià qui font rimer électronique et organique. Un disque kraftwerkien ? Sans aucun doute, à l’écoute de Juste de passage, voulu, selon l’intéressée, comme « une description de paysages routiers, de la cadence des autoroutes, la nuit. Ces routes qui défilent, ces espaces à part, mystérieux et à la fois très inquiétants… » Tout n’est pas rose chez celle qui songe souvent à la vision catastrophiste de La Route de Cormac McCarthy, sidérée par la folie des hommes et déboussolée par le Flux Flou de la Foule se déversant dans des cités déshumanisée. L’amie de Diabologum avance sur les pas de Gil Scott-Heron avec son chanté / parlé, scandant la nécessaire urgence climatique. Elle vilipende la gentrification sauvage et interroge les décisions politiques prises à l’aveuglette…