ALICE 150: Soirée Cinéma

Portes : 17:30
Show : 18:00

Annulé

Alice au Pays des merveilles, Norman Z. McLeod (1933)

IMPORTANT: En raison des circonstances exceptionnelles de ce weekend, cette soirée est annulée.
 
18h : Alice au Pays des merveilles, Norman Z. McLeod (1933)
 
 
Par un après-midi un peu ennuyant, le jeune Alice se lance à la poursuite d’un Lapin Blanc, tombe dans son terrier, et atterrit dans un Pays des merveilles peuplé de créatures étranges et un peu folles…
 
Pour cette adaptation qui a longtemps servi de référence, Norman Z. McLeod s’est entouré de comédiens devenus presque aussi mythiques que les personnages qu’ils incarnent.
 
Réalisation : Norman Z. McLeod
Distribution : Richard Arlen, Roscoe Ates, William Austin, Gary Cooper, Leon Errol, Louise Fazenda, W.C. Fields, Alec B. Francis, Richard Gallagher, Cary Grant

Suivons le lapin blanc – évocations d’Alice au cinéma par Muriel Andrin (ULB)

20h : Suivons le lapin blanc – évocations d’Alice au cinéma
par Muriel Andrin (ULB) - 
 
 
Les aventures extraordinaires du personnage d’Alice, imaginées par Lewis Carroll, ont sans conteste été, et sont encore, une vive source d’inspiration pour le cinéma. De Cecil Hepworth (qui signe la première adaptation en 1903) à Tim Burton, en passant par Walt Disney ou Jan Svankmajer, Alice a ainsi traversé ou habité des univers esthétiques extrêmement diversifiés. Au-delà des adaptations littérales de l’œuvre de Carroll, de nombreux films choisissent d’invoquer Alice et ses tribulations, sans entrer dans une retranscription du récit. De simples éléments, éloignés de leur contexte originel, peuvent déclencher des processus intertextuels, nourrissant le récit ou le style des films. Loin du merveilleux du conte, Alice hante ainsi des univers plus sombres ou tortueux comme ceux de The Matrix (Andy & Lana Washowski, 1999), Donnie Darko (Richard Kelly, 2001), Resident Evil (Paul W. S. Anderson, 2002), Tideland (Terry Gilliam, 2005) ou encore Where the Truth Lies (Atom Egoyan, 2005). Cette conférence a choisi de s’attarder sur ces adaptations infidèles nous entraînant de l’autre côté du miroir, et de constater qu’il suffit d’un lapin blanc, d’un miroir, d’une petite fille en chaussettes blanches, ou encore d’un personnage portant le nom d’Alice, pour déclencher l’imagination légendaire des spectateurs.

Donnie Darko, Richard Kelly (2001)

21h30 : Donnie Darko, Richard Kelly (2001)
 
 
Nous sommes en 1988. Donnie est un adolescent de prime abord comme les autres, mais au fond très perturbé. Bouffées d'agressivité, horribles cauchemars... et un lapin géant nommé Frank qui lui apparaît pour lui confier la date de la fin du monde, dans à peine un mois...! La psychiatre s'arrache les cheveux. Mais quand le réacteur d'un 747 venu de nulle part s'écrase sur la chambre de Donnie et que l'étrange lapin Frank le sauve d'une mort certaine, Donnie est bien obligé de prendre son visiteur au sérieux...
 
Le premier film d'un réalisateur très prometteur, largement primé dans divers festivals, est un petit bijou où le fantastique réside non dans l'apparition d'êtres fabuleux mais dans la plongée au coeur du psychisme troublé d'un ado pas si différent des autres.  Rythme insolite et bande-son splendide pour ce regard impertinent sur le système éducatif américain et les clichés des films pour "jeunes". Une trouvaille. Point culture.
 
Réalisation : Richard Kelly 
 
Distribution : Jake Gyllenhaal, Holmes Osbourne, Mary McDonnel, Maggie Gyllenhaal, Daveigh Chase, James Duval, Arthur Taxier, Patrick Swayze, Drew Barrymore, Noah Wyle