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BPF20: Les Chemins de Désir

20:30 - 22:00

12€Tickets

Les promeneur.euse.s choisissent parfois de créer un raccourci dans l’herbe, pour atteindre plus vite une route ou une passerelle. Les urbanistes appellent ce phénomène « les chemins de désir ». Des sentiers illégaux, imprévus, nés du désir de l’usager et non d’un tracé imposé.

Dans ce podcast de fiction, une femme explore les chemins du désir féminin, ses contre-allées déroutantes, ses ruelles cachées, ses zones de liberté. Comment l’imaginaire érotique se construit parfois loin de la vie amoureuse réelle.

Les chemins de désir, le podcast ARTE Radio de Claire Richard (également publié au Seuil), devient une performance mêlant lecture, jeu, musique, bruitages, sons et comédiennes. Un spectacle d’une heure imaginé par son autrice, Claire Richard, la metteuse en scène Sabine Zovighian, le réalisateur sonore Arnaud Forest et l’équipe d’ARTE Radio.

D’après Les Chemins de désir de Claire Richard
Un podcast ARTE Radio
Texte publié aux éditions du Seuil, collection Fiction et Cie. Texte: Claire Richard, Conception & mise en scène: Sabine Zovighian, Réalisation sonore en direct: Arnaud Forest et Sabine Zovighian, Musique originale: Arnaud Forest avec Anton Mobin et Clément Simounet, Création vidéo: Anne-Sophie Bailly et Alexandre Buyukodabas, Création lumière: Félix Bataillou, Costumes et accessoires: Sabine Zovighian

Avec, au plateau
Claire Richard
Damien Zanoly
Sabine Zovighian
Arnaud Forest

Avec le soutien de ARTE Radio & Les Indépendances
Ainsi que du Festival Longueur d’Ondes et du Quartz, Scène nationale de Brest

 

« Rien ne m’avait préparée à ça. J’étais venu voir Gotlib et Corto Maltese, et surtout tuer le temps. Et voilà qu’une image m’attrapait à la gorge, me maintenait devant elle, et je sentais le sol s’ouvrir sous mes pieds. J’ai essayé d’aller dans une autre salle pour donner le change, faire celle qui en avait vu d’autres, mais j’étais clouée sur place. De l’extérieur je devais avoir l’air d’une pré-ado lambda, écrasée par la chaleur et étourdie d’ennui. Alors qu’en moi c’était la tempête. Je la dévorais des yeux, je voulais en garder tous les détails, l’apprendre par coeur pour ne pas perdre ce qu’elle provoquait en moi. J’aurais voulu l’emporter avec moi pour m’examiner
et la déplier plus tard une fois rentrée, pour pouvoir rester seule avec elle, enfermée dans ma chambre. Je me suis concentrée de toutes mes forces pour ne rien oublier. C’était avant les téléphones portables et la mémoire au bout des doigts. C’était il y a vingt ans et l’image rayonne toujours en moi.»